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Responsabilité partagée : évaluer une offre de services en éducation à la sexualité

Dernière mise à jour : 15 sept. 2023

Par : Marie-Soleil Carroll, conseillère pédagogique


Selon l'UNESCO (2018), l'éducation à la sexualité est un «processus d’enseignement et d’apprentissage fondé sur les aspects cognitifs, affectifs, physiques et sociaux de la sexualité». Elle vise donc à favoriser le développement des savoirs, savoir-être et savoir-faire en mobilisant les différentes dimensions de la sexualité. Pour y parvenir, on parle couramment de responsabilité partagée entre différentes personnes qui gravitent autour des enfants et des jeunes : parents ou tuteurs, enseignant·es, intervenant·es scolaires et partenaires de la communauté.

Quand on fait référence aux partenaires de la communauté, des organismes ou des professionnel·les externes sont fréquemment invité·es à venir en classe pour assurer une portion de l'éducation à la sexualité. Toutefois, comment s'assurer que leur offre de services correspond aux valeurs véhiculées par ce qui doit être enseigné en milieu scolaire, ou encore, au nouveau programme Culture et citoyenneté québécoise (CCQ)?


Avec l'arrivée des contenus obligatoires en 2018, le MEQ avait rendu disponible un document intitulé Cinq clés pour évaluer les offres de service en éducation à la sexualité. À l'intérieur de celui-ci, on retrouve certains éléments essentiels et questionnements qui permettent d'évaluer si l'offre reçue correspond aux besoins et à la vision de l'éducation à la sexualité en milieu scolaire. Autrement dit, est-ce que l'organisme ou la personne professionnelle…

  • propose une vision globale et positive de la sexualité?

  • établit des objectifs et des moyens ajustés aux besoins des élèves et à leur développement psychosexuel?

  • applique les principes généraux de la pédagogie?

  • traite les sujets avec soin, particulièrement les plus délicats, pour éviter les dérives?

  • assure des apprentissages durables, donc des interventions signifiantes et continues?

Vous pouvez consulter et télécharger le document du MEQ pour avoir une meilleure idée de tout ce que cela comporte. Bien sûr, plus le territoire couvert par un centre de services scolaires (CSS) est grand, par exemple, plus il peut être difficile d'en évaluer toute l'offre. C'est pourquoi il peut être très pertinent de poser la question à la personne responsable de l'éducation à la sexualité ou le·la CP CCQ, car cette analyse a été réalisée par plusieurs au courant des dernières années. Le souhait serait d'en faire une mise en commun accessible au plus grand nombre. À voir si cela sera exaucé dans la prochaine année scolaire!


Bien que ce document puisse être aidant, voire très utile, il n'en demeure pas moins que le jugement professionnel est essentiel. Il est important de se questionner sur les intentions et les réels besoins. Mais surtout… Comment la venue d'un partenaire externe sera-t-elle reprise de manière à s'insérer dans la planification pédagogique si je la prévois en CCQ? Comment tirer profit de ces invité·es pour que ce soit au service des compétences? Ou, comment comme équipe-école, puis-je faire en sorte que la prévention-promotion proposée soit insérée dans une activité hors cours?


Si vous avez des questions ou si vous avez besoin d'accompagnement, n'hésitez pas à communiquer la personne responsable de l'éducation à la sexualité ou le·la CP CCQ de votre CSS ou de votre école!

216 vues1 commentaire

1件のコメント


Jessica Aubin
Jessica Aubin
2023年10月08日

Bonjour,


Je suis le débat sur l’éducation à la sexualité dans les écoles primaires depuis quelques mois et je voulais partager mon opinion.


Tout d’abord, offrir des cours d’éducation à la sexualité dès l’école primaire est primordial selon moi pour protéger les enfants et « contribuer à rendre la société plus sure et inclusive » (Gaussel, 2022). En effet, c’est grâce à ces cours que j’ai eus au primaire que j’ai été sensibilisée à l'importance du préservatif pour prévenir les ITS et les grossesses non désirées ainsi que sur l’importance et le droit de dire non (consentement).


Mon opinion sur ce débat est donc basée sur mon expérience personnelle, mais aussi sur mes constatations de certaines statistiques. En effet, selon…


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